Laure Piraud procède à l'étude d'un mur en terre, Hegra Archaeological Project, 2025
Baltazar Cabanes
Recherche

L’ethnographie du Hegra Archaeological Project : quand la recherche devient dialogue.

En parallèle des travaux archéologiques sur la ville antique, le Hegra Archaeological Project (HAP) —co-dirigé par Pauline Piraud-Fournet (Programme Jaussen & Savignac) et Abdullah S. Basonbol (King Saud University), porté par l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et l'Agence française pour le développement d'AlUla - AFALULA, pour le compte de The Royal Commission for AlUla (RCU) —, cherche à reconstituer l’occupation du site jusqu’à la période contemporaine grâce au relevé systématique des zones agricoles et pastorales, une lecture du paysage et une recherche ethnographique. 

Cette saison, l’équipe — composées de trois architectes (Mounia BOUALI, Baltazar Cabanes et Jeanne Clozier), d’une paysagiste (Laure Piraud), d’une historienne et anthropologue (Géraldine Chatelard) et d’un archéo-ethno-botaniste (Hussein Madina) — a été rejointe par quatre jeunes assistants de recherche originaires de la région d’AlUla : Tariq Alanzei, licencié en Anglais et diplômé en Anthropologie, Hanan Albalawi, licenciée en Journalisme, Abdulkarim Alanazi, licencié en Archéologie, Taibah alanzi, licenciée en Anglais.

A l’issue d’une formation de cinq jours, animée par M. Bouali, G. Chatelard et H. Madina, les assistants mènent à présent des entretiens avec des membres de la dernière génération des personnes ayant vécu sur le site archéologique d’Hégra au cours du XXe siècle pour recueillir la mémoire de leurs modes de vie. Cette recherche permettra de d’apporter un éclairage sur l’évolution des installations et des pratiques agricoles autour des puits nabatéens, l’habitat dans les fermes en terre crue et sous tentes, ainsi que l’usage des zones pastorales.